L’homme poly

Comment ne pas craquer à la vue de ce bellâtre à la démarche lancinante qui conte fleurette à chaque battement de cils. Il est beau, il est propre, il sent bon le sable chaud, il comprend les femmes sans prononcer un mot ! Soyons vigilant, méfions nous de la loutre qui dort sous le rocher. Comment ça il ne dit mot ?

Quand elle l’appelle le jour, il répond illico… qu’il est occupé à je ne sais quelle réunion soporifique. Quand elle l’appelle la nuit, il ne décroche pas… mais bon je vous l’accorde la nuit il dort ! Enfin on ne sait pas trop en fait. Quand elle l’appelle le week end, il est en bringue avec ses amis ! Ses amis ? Ton roudoudou tombé de la cuisse de cupidon tu le vois quand en fait ? Ah ok il est en tergiversation intensive, il n’est pas prêt ceci cela ou il va divorcer incessamment sous peu. Hum Hum je vois …

C’est vrai les temps sont durs, les hommes libres après la trentaine sont comme les dernières miettes de pain que l’on trouve à la boulangerie  5 minutes avant la fermeture. Il explique par A+B-Y = Z qu’il ne peut pas quitter sa femme parce que tu comprends il a deux enfants déjà en âge de se reproduire et qu’il ne peut pas les abandonner. Il précise que sa femme est suicidaire et atteint d’une maladie incurable doncccccc qu’il ne peut pas l’abandonner ! Il stipule qu’un homme bien ne claque pas la porte du jour au lendemain. Il dit qu’il est au bord du précipice s’il ne touche pas un sein bien ferme dans la seconde. Mais voilà il va réfléchir à la question et en attendant autant  profiter de la vie car en effet la vie est courte et en effet le ramonage n’est pas un métier en voie de disparition.

Plutôt sympa un homme poly…il s’excuse de sa classification arbitraire envers ses femmes mais bon voilà quand on arrive après la tempête on récolte la pirouette. Le bon côté des choses : c’est assez pratique certes de faire plus de sport qu’à l’accoutumé, de se plonger à s’y méprendre dans un roman à la roméo et juliette sauf qu’à la fin le roméo la seule chose qu’il est mesure d’offrir à sa douce pour noel est une corde et une soupe parfumé au bigorneau.

Il aime sur l’oreiller, il aime au téléphone, il aime sur msn, il aime même quand il n’est pas là et surtout quand elle n’est pas là… Bref ! Quel salaup ce cupidon !

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Classé dans homme/femme

Opération anti-bestioles et nuits sereines

18h  Achat d’une moustiquaire. Vérifiez le diamètre des alvéoles au risque de le regretter amèrement.  Si elles sont trop petites, vous vous étoufferez dans votre sommeil au bout de quelques heures. Si elles sont trop grandes, tous les vampires du quartier vont se passer le mot et débarquer. Percez un trou au plafond et fixez un crochet. Installer la moustiquaire autour du lit tout en l’ayant préalablement accrochée au plafond. D’autre part, bordez la moustiquaire afin qu’elle ne touche pas le sol. En effet les araignées pourraient profiter de cette échelle de fortune mise à leur disposition pour grimper dans le lit discrètement. Mais aussi pour ne pas vous retrouver prisonnier de votre propre piège lors de nuits agitées.

20h50 : Installez-vous devant votre télé la zappette dans la main gauche et la raquette électrique dans la main droite. Badigeonnez-vous de Off. Restez vigilant.

Deux heures avant de dormir : posez une spirale dans l’entrebâillement de la porte qui donne sur l’extérieur. Laissez la fumée suivre le sens du vent. Si le vent va dans le mauvais sens et bien déplacez la spirale. S’il n’y a pas de vent tant pis. Un léger filet se répand dans la pièce et trucide instantanément tout objet volant qui tente de s’introduire dans la pièce. Attention la spirale n’est pas une drogue alors inutile d’essayer de détourner ce produit de son usage habituel.

Une heure avant d’aller dormir : fermez les portes, bouchez-vous le nez et vaporisez de l’insecticide « anti-volants » dans et autour de la moustiquaire. De l’insecticide « anti-rampant » autour de la zone de repos en insistant sur les pieds du lit. Restez bien en apnée sinon vous pouvez dire adieu aux quelques neurones qui vous restent. Sortez de la pièce. Fermez les portes. Vous pouvez respirer.

Un quart d’heure avant de vous glisser dans le lit, aérer la pièce, débarrassez-vous des cadavres (et oui ça fait négliger sur l’oreiller)

Trois minutes avant de vous coucher : vaporisez du Off sur toutes les parties de votre corps sauf sur les muqueuses et dans les yeux. Attention ! Ne pas dépasser plus de quatre vaporisations par jour (même si vous êtes au bout du rouleau et prêt à tuer le premier animal inoffensif qui ose franchir les frontières de votre espace vital). Si vous dépassez le quota autorisé, votre peau sera tellement imbibée de Off que votre partenaire de literie n’osera plus passer sa langue sur ce corps qui autrefois lui semblait délicieux.

Une minute avant de vous allonger : enfilez des vêtements moulants et de couleur claire (le noir attire les vampires c’est bien connu). Ne laissez aucune zone de votre corps à l’air libre sauf le nez et la bouche mais évitez tout de même les pyjamas-tuent-l’amour (opération délicate je vous l’accorde). Dormir nu come un ver est une idée certes plus excitante mais réfléchissez aux conséquences. Si vous dormez seul le problème ne se pose pas. Ensuite, positionnez le ventilateur en vitesse maxi, allumez la clim, glissez-vous rapidement dans le lit, sortez délicatement un bras à l’extérieur de la moustiquaire pour éteindre la lumière tout en veillant à ce qu’aucun animal ne se croît invité à vous rejoindre sous les draps.

N’ouvrez cette moustiquaire sous aucun prétexte sauf  si vous souhaitez sortir de votre lit pour des raisons professionnelles, en cas de fringale, d’envie pressante, de sport intensif ou d’urgence médicale.

Bonne chance et bonne nuit

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Les femmes adorent les hommes qui boivent

 

On ne dit jamais à un homme qu’il est alcoolique (même si plusieurs témoins pourraient le confirmer ) parce que monsieur serait bien capable de vous trouver moult arguments pour vous démontrer par A+B que…

- Pour que la fête dure jusqu’au bout de la night

o l’alcool est tout à fait bénéfique pour qu’une méga fête avec les potes soit réussie. Oui parce que vous comprenez les potes sont tellement intéressants qu’il vaut mieux être bourré pour les supporter.

- Après le travail

o c’est un moyen tout à fait thérapeutique de se détendre après une journée de boulot harassante. Entre les maintes reluquages du bonda deliciosa de la secrétaire, la dizaine de pauses café, les parties de poker virtuel, le papotage sur msn et la mise à jour de facebook toutes les demi-heures ; tout ça est épuisant.

- Pendant les vacances

o Le paysage incite au laisser-aller. Ils vous diront que c’est pour se mettre dans l’ambiance vacances et incarner jusqu’aux extrémités le touriste qui débarque en terre hostile. Surtout dans un pays étranger, vous vous imaginez parler anglais à jeun ? Nannnnnn ! Exercice impossible quand le bilinguisme s’évapore au même moment que les molécules d’alcool s’évacuent par les urines. De plus, ils risqueraient de ne pas pouvoir communiquer avec la flore locale. Pas cool du tout comme plan !

- Jusqu’à ce que mort s’en suive

o C’est tellement plus drôle de conduire sa voiture quand les panneaux bougent dans tous les sens. On peut même jouer au bowling avec les piétons qui traversent sans prévenir, aplatir Bambi, soulager ses potes suicidaires en les scratchant sur le premier rond point qui se présente, et même s’envoyer soi-même à l’hôpital pour esquiver le boulot.

Lui : « Oups ! J’ai perdu le contrôle de ma totomobile, scusi … »

- Etre un super héros

o Lui : « Ce soir chéri c’est la fête du slip »

Elle : « Ah bon et hier c’était quoi ? La fête à noeudnoeud ? »

Je crois que certains n’ont pas encore compris que l’alcool réduit considérablement les performances sexuelles. Et oui ! C’est prouvé scientifiquement.

D’ailleurs les hommes continuent leurs  expérimentations encore aujourd’hui. On ne sait jamais, il était peut-être imbibé le scientifique qui a fait cette découverte cette nuit là. Les hommes persistent et signent. Leur détermination est légendaire.

Lui : « mon cerveau est boosté ! Je suis fort ! »

Et mon corps ? Et bien il est à la limite du vomissage de tripes et de l’out-of-order.

Lui : « désolé chérie, tu es tellement désirableeeeee que Zguigou en est si perturbé qu’il ne trouve pas l’entrée du paradis, il est soudain atteint de narcolepsie, comprends pooooooo».

Elle : « c’est ça ! Et moi ce soir j’ai la migraine, bonne nuit chéri d’amour » (ton haleine pourrait tuer un phoque à 100 mètres, tu sens le clochard et t’assure pas une cacahuète, ptain quel boulet ce mec)!

- Supporter sa femme

o La vie de couple est insupportable et il faut bien trouver un moyen de se coltiner Cunégonde. Elle met des culottes de mamie, toutes ses copines s’appellent Kotel, elle est chiante, elle m’empêche de laisser traîner mes chaussettes sales, elle me fait la morale dès que je bouge un orteil, elle m’assassine du regard dès que je laisse échapper malencontreusement un pet odorant ou non odorant (petite précision : les femmes ne pètent pas par respect du public), elle ne supporte pas mes potes, elle a tout le temps la migraine… hum… elle ressemble à ma mère. Au secoursssssssss !

- Se sentir en phase avec sa femme alcoolique

o Lui : « Ma femme est alcoolique, je l’aime donc je bois pour qu’elle se sente moins seule et pour la soutenir dans les limbes. »

Ah ! C’est beau l’amour !!!

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Vamos à la playa

Quelques jours avant le GRAND départ, une petite cogitation utile pour éviter que les idées négatives surgissent de manière intempestive pendant la nuit ou en plein milieu de la journée alors que vous essayez désespérément de vous concentrer sur un film palpitant (ou un navet), ou autre. Il s’agit en effet de soulever une grave question : vais-je ou non utiliser mon assurance annulation ou me diriger les yeux plein de cernes à 6h du mat en direction de l’aéroport ? Question qui revient en boucle comme un vieux vinyle rayé des années 60.

Maintenant… détendez-vous et imaginez un projet vamos-à-la-playa :

- Vérifier la météo est inutile. Il ne pleut jamais là bas, enfin sauf quand un cyclone traverse votre pâté de maison, dévaste tout sur son passage en 10 minutes chrono. Positivez ! Le soleil revient toujours.

- La mer n’est pas loin, euh… Pour se rendre au bord de la mer et que vous n’avez pas eu le temps de vous ruiner en achetant une voiture, vous avez plusieurs options :

o Partir à pied en prenant le risque de vous faire faucher par un camion roulant en moyenne à 180 km/h sur la seule et unique route qui traverse la contrée. Bien sûr vous avez intérêt à ne pas tenter de divertir les chauffards en vous harnachant d’un short ra-la-touffe car vous risquez de provoquer un carambolage, ce qui mettrait surement en péril votre projet de baignade et vous obligerait à faire un petit détour par la case cimetière.

o Prendre le bus… Je crois que l’option « bus » est la meilleure solution. Il faut tout simplement l’attendre à proximité d’une route. Jusque là tout est normal. Mais !!!… (oui il a toujours un mais…) Si le conducteur a décidé de rendre une petite visite de courtoisie à ses potos, vous risquez de rester sur le bord de la route un bon moment. Il fait 53 degrés ferhenheit en plein soleil et au bout d’une heure votre peau commence à se teinter de façon suspecte. Si vous cherchez à ressembler à une écrevisse bouillie le résultat est garantie.

o Ou alors ! Coup de tel surprise de la voisine qui se fait une joie à l’idée de faire trempette en votre compagnie. Elle vous emmène dans son super 4×4 affublée de ses lunettes de soleil fashion d’une marque dont je tairai le nom pour ne pas provoquer de jalousies.

o Et Finalement vous décidez de rester at home à regarder le gros ravet qui galope le long de votre magnifique canapé tressé en peau de banane, tout en sirotant un bon ti-punch qui vous fera vomir (dans la demi-heure) le colombo bien gras que vous avez ingurgité à une vitesse défiant toute concurrence.

A ce propos ce n’était peut-être pas une bonne idée cette expédition au bord de la mer car vous remarquez en passant devant le miroir les bourrelets disgracieux qui débordent largement du bikini à paillette acheté chez Monop un jour de folie passagère.

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Classé dans Etat de l'âme